Test – Fujinon XF 35mm f/1.4R

Test terrain Fujinon 35mm f/1.4 R

Quand vient le choix d’une première focale fixe, je ne me pose pas trop de questions : un 50mm et donc son équivalent 35mm en APS-C de la gamme Fuji. Un 50mm c’est la base. Reste à savoir si ce Fuji 35mm f/1.4 est de la trempe des 35mm équiv. 50mm qui ont accompagnés ma vie de photographe depuis mon Pentax SMC 50mm f/1.7 en passant par toute la gamme des Nikon 1.8 et même 1.4. D’autres préfèrent le 23mm ou le 16mm. J’aime aussi le grand angle mais si je ne dois prendre qu’une seule optique c’est un 35mm (équiv. 50mm) que j’emporte. J’ai donc logiquement choisi d’acheter le Fujinon XF 35mm f/1.4 R.

Je vous propose un petit test terrain, ce n’est pas un test scientifique mais simplement le ressenti personnel d’un utilisateur passionné. Les photos ont été prises avec mon Fuji X-T1, les fichiers enregistrés en RAF et convertis au format DNG à l’aide du logiciel Iridient X Transformer. Ces images sont ensuite traitées dans Lightroom selon mes gouts et mes habitudes. Le matériel testé m’appartient et je ne suis aucunement lié à Fujifilm.

 

Fuji X-T1 – 35mm – f/1.4 -1/2500 – ISO200

Construction

La première prise en main rassure. Il est léger (moins de 200gr en ordre de marche) et inspire confiance par sa construction métallique. Il est compact et tient bien en main.

Le Fujinon XF 35mm f/1.4R est livré avec un pare-soleil en métal assez particulier puisqu’il est de forme rectangulaire. Je suis certain que ça ne plait pas à tous, personnellement je trouve ça beau, discret et surtout efficace. L’inconvénient avec ce type de pare-soleil c’est que ça complique l’accès au bouchon d’objectif et à un filtre polarisant qui serait vissé sur l’optique.

L’objectif est donc livré avec deux bouchons : le premier qui se fixe directement sur l’optique (normal quoi) et le second qui permet de protéger l’objectif quand le pare-soleil rectangulaire est monté. Ce second bouchon est en matière souple et ne tient pas fermement sur le pare-soleil. C’est certain, je vais le perdre assez rapidement [edit octobre 2017 : perdu !].

Fuji X-T1 – 35mm – f/5.6 – 1/125 – ISO500

Une fois monté sur mon X-T1, ce Fujinon 35mm est beau et s’intègre parfaitement à l’esthétique du boîtier. Un détail, mais j’aime bien travailler avec de beaux objets.

La mise au point n’est pas mécanique. Quand l’objectif n’est pas attaché à un boîtier, vous avez beau tourner la bague de mise au point, rien ne se passe. Je ne connais pas la fiabilité de cette technologie mais connaissant le savoir-faire de Fuji je ne me fais pas trop de soucis.

Le diaphragme se règle sur l’optique à l’aide d’une bague sur laquelle les ouvertures habituelles sont inscrites et paramétrables par 1/3 de valeurs. La bague de diaphragme est un outil logique et rapide : le réglage du diaphragme est un réglage de l’objectif contrairement à la vitesse d’obturation et à la sensibilité qui sont des réglages du boitier. La bague est normalement crantée, sans point dur mais pas trop mollement non plus. A voir avec le temps, c’est un point d’usure. [edit octobre 2017 : après plusieurs mois d’utilisation, pas de signe d’usure au niveau de cette bague].

 

Fuji X-T1 – 35mm – f1/.4 – 1/3200 – ISO400

Mise au point

En AF continu sur le X-T1 (firmware 5.20) le Fuji a tendance à chercher un peu son sujet. Rien de bien handicapant mais on ressent bien cette légère hésitation. En AF sélectif, qui est mon choix de prédilection, pas de problème, c’est direct et sans défaut. L’autofocus du 35mm 1.4 mériterait cependant une mise à jour de la part de Fuji. Surtout depuis la sortie d’optiques équipées des Linear Motor comme le 90mm f/2.

Le bruit de l’AF est surprenant. On est loin du « zonzonnement » des optiques AF des années ’90 mais, on entend quand même bien le mécanisme qui se met en marche. C’est étonnant surtout comparé au silence de fonctionnement du kit Fujinon 18-55mm f/2.8-4 ou des optiques plus récentes comme les 23mm f/2 ou 90mm f/2.

 

Fuji X-T1 – 35mm – f/1.4 – 1/480 – ISO400

Qualité d’image

Le piqué de ce Fujinon 35mm est superbe ! Dès f/1.4 le centre de l’image est extrêmement net et les bords sont excellents. Quel bonheur pour le portrait !

Ce genre d’objectif s’apprécie pour la qualité de son piqué mais aussi par la qualité du flou de l’arrière plan. Le Bokeh est très doux, beaucoup moins « nerveux » que celui d’un Nikon 50 AF-S f/1.4G par exemple. La transition est bonne, pas d’aberration chromatique (certainement parfaitement corrigée en interne par le boitier). L’impression de 3D est bien présente.

Il est possible de profiter de cette grande ouverture par tout temps grâce à la possibilité offerte par mon ami le Fuji X-T1 de monter jusqu’au 1/32000s en mode obturateur électronique. Il en revanche éviter l’utilisation de l’obturateur électronique sur des sujets mobiles afin d’éviter le phénomène de rolling shutter.

 

Fuji X-T1 – 35mm – f/1.4 – 1/240 – ISO400

Conclusion

Ce Fujifilm 35mm f/1.4 n’est pas le plus récent dans la gamme Fujinon et semble un peu en recul comparé aux optiques plus récentes, notamment l’ensemble des objectifs f/2, en termes de vitesse et de silence de fonctionnement de l’autofocus.

En revanche, si l’autofocus est critiquable, la qualité de l’image est irréprochable. Un magnifique piqué couplé à une ouverture maximum de f/1.4 permettant d’obtenir un bokeh particulièrement esthétique créent ce petit quelque chose qui fait que cet objectif est indispensable.

Sa petite taille, son poids léger en font le compagnon idéal pour la balade légère sans pour autant faire un compromis sur la qualité.

J’ai aimé

– la qualité de construction

– le poids et l’encombrement

– le piqué et le bokeh

– la polyvalence

J’ai moins aimé

– l’AF qui chasse un peu en AF continu

– le bouchon du pare-soleil cheap et facile à perdre

 

 

 

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