Chassepierre 2016

Ces 20 et 21 août 2016, pour sa 43e édition, le Festival International des Arts de la Rue de Chassepierre faisait encore le plein de spectacles originaux sur le thème de l’équilibre.
Plus de cinquante compagnies se sont réparties sur les différents sites dans le village de Chassepierre et au bord de la Semois. Impossible pour le photographe que je suis de voir toutes ces compagnies sur une journée tellement le programme est riche et dense.
En point de mire, j’ai placé Claudio Stellato (BE/IT) et ses quatre bûcherons, qui coupent, assemblent et détruisent des structures de stères et de billes de bois sur lesquelles ils grimpent, parfois s’allongent en une stabilité parfaite, avant que, sous eux et avec eux, tout s’écroule. Une chorégraphie très fine qui se regarde mais qui aussi s’écoute. Les billes de bois résonnent sur le sol et entre elles pour créer l’illusion d’une mélodie rythmique. C’est hypnotisant par moment, souvent drôle et physique.

20160820161009

 

Déambulant dans les rues du village, Claude, de la Cie 1 Watt (FR), est tout en un. Il vit en  déséquilibre parfait entre l’homme qu’il est et la femme intérieure qu’il exprime en s’accouplant à des tâches et des poèmes mais aussi grâce à une hilarante faculté à imiter ces dames du public.
20160820131533
Les amateurs de musique ne sont pas en reste, au milieu d’une programmation musicale fournie, j’ai choisi d’écouter la Cie Jacqueline Cambouis. Un spectacle musical déjanté, mélangeant rock, pop, classique et même du Ronsard revisité.
Un spectacle drôle à regarder bien installé à la terrasse du Cercle Saint-Martin avec un Orval bien frais.
20160820132857
 Sur la grande scène de l’espace prairie je rejoins une foule compacte venu admirer les deux danseurs-circassiens de la Cie Le Grand Jeté qui présentait son spectacle Turn Around Boy, une chorégraphie autour de la roue cyr.
20160820144918
Au détour du village quelques installations se dévoilent Electric Circus et ses grosses têtes en carton dans lesquelles on découvre,… à vous de voir…
20160820142507
Gilles Charot et ses pierres en équilibres.
20160820124042
Théâtre de la Toupine et son manège-théâtre écologique à propulsion parentale.
20160820141408

Le Festival International des Arts de la rue de Chassepierre est un évènement mature, bien organisé et rodé. Les échoppes de nourriture et d’artisanat semblent bien choisies et ne sentent pas le made in china à deux balles. Il est possible de se restaurer à un prix correct et on y trouve de bonnes choses issues du terroir : tourtes gaumaises, salaisons en tous genres et bien sûr l’Orval.

Le personnel encadrant les spectacles est d’une amabilité sans faille et a pourtant beaucoup à faire avec ce public pas discipliné.

Ce sera mon point noir de la journée : le public.

J’en ai vu de toutes sortes. Un boulet qui s’installe au premier rang sur son tabouret se fichant éperdument de cacher la vue au reste de l’audience sagement assis par terre. Les personnes qui s’assoient littéralement sur vos pieds ou qui étalent de la même manière leur mètre carré de couverture. Ces parents laissant trainer leur poussette au premier rang sous les protestations des rangs suivant, à la limite de la bagarre. Des mômes dégagés par des parents hargneux bien décidés à bien placer leur progéniture. Ou encore ce triste con ne prétendant pas lever ses fesses de sa place au premier rang d’une tribune pour laisser passer les personnes désirant se placer plus haut…

Une bien désagréable ambiance qui m’a empêché de travailler correctement et qui m’a fait fuir…

Depuis plus de dix ans que je photographie des spectacles de rue, je m’arrange toujours pour prendre mes images en vitesse quitte à passer quelques secondes devant les spectateurs. En générale, un petit sourire accompagné d’un « je ne reste que quelques secondes » et tout se passe bien. Clic-clac j’ai ma photo et je disparais. Mais pas là, pas dans cette ambiance égoïste et sans gêne.

C’est dommage car la programmation était magnifique et le temps était au beau fixe et j’ai quand même pu ramener quelques belles images à voir dans la galerie ci-dessous.

Matériel utilisé :

Fuji X-T1 – XF 55-200mm F3.5-4.8 R LM OIS – XF 14mmF2.8 R – XF 18-55mmF2.8-4 R LM OIS

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *